Dernier givre avant le printemps

Chères toutes et tous… (puisque l’heure n’est plus au clivage sexuel !)

Je vous écris loin de Genève, loin de mon lieu habituel et, il faut bien le reconnaître, du froid.

Je suis retournée chez moi, aux Baléares, le temps d’une courte semaine, pour mettre en route une deuxième série de travaux dans ma maison d’été.

J’adore venir ici à l’entre-saison car elle me déconnecte de la vie active et citadine que nous connaissons. De la ville aussi, que j’aime bien entendu, celle du bruit, de la connexion, du constant mouvement et celle qui cherche à tout prix à se renouveler chaque jour, au risque parfois de nous fatiguer, de nous brusquer et de nous déconnecter de la nature. Alors nous payons pour aller skier, essayant de respirer un air différent et si bénéfique. Mais pour seulement l’espace d’une journée parfois. Alors le stress reste et notre manie de courir après le temps ne cesse pas.

Alors, j’ai une chance inouïe de venir d’un autre lieu, celui de la tranquillité et du retour aux sources. C’est toujours étrange pour moi et assez déroutant car, à quelques petites heures d’avion, je me retrouve dans autre monde et pourtant si frais à la fois. C’est un des paramètres de mon pays dont je suis très très fière : cette capacité à garder nos traditions, nos origines, nos fêtes et nos habitudes parfois un peu vieillottes tout en les mettant au goût du jour.

Voici un peu comment s’est donc déroulée ma semaine. Après un tout petit vol entre Genève et Barcelone – c’est à dire à seulement une heure et 5 minutes de Genève – je prends un bus juste à la sortie de l’aéroport. Les fameux bus que nous appelons « bus bleus » et  qui, en dix petites minutes, me transporte dans le centre d’une de mes villes adorées. C’est si facile de sortir du froid glacial en décollant pour perdre les nuages et la brume et s’échapper ainsi du froid et du gris, des obligations et des gens un peu rudes  ! Me voici au centre de la Plaça Catalunya. Baignée de soleil, de bruit, de jeunesse, de visage familiers et solaires. Je suis retournée au pays. J’y resterai 7 heures. Je me baladerai entre Le Raval et le Gotico. J’irai boire un café avec une connaissance sur place et entendre son rire et voir son visage souriant me procurera déjà un sentiment de plaisir incommensurable. Comme une grosse respiration, un « ouf » de soulagement.

Puis, je reprends un vol, pour seulement 40 minutes « portes à portes » comme on dit. Direction l’île de Menorca.

La voilà enfin qui se profiles sous le hublot de l’appareil. L’arrivée, je le sais, sera toujours rude; de l’atterrissage en avion à la période d’acclimatation habituel au climat de l’île. Il y a des années où la maison, que j’ai laissée seule presque tout l’hiver, est capricieuse. Elle a subi mon départ et se venge un peu à sa façon ! Parfois, c’est mon corps qui me dit : « Je veux rester ici ! ». Bref, rhume et autres petits bobos révolutionnent mon quotidien en l’espace de quelques jours.

Mais je sais que cela est toujours passager car venir ici se mérite… et cela je le sais depuis toute petite. Et malgré les caprices de l’île, je ne l’ai jamais quittée et suis toujours revenue. Car ici, tout est sain. Les gens, le climat, les habitations, la gastronomie, ses fêtes, ses nuits, sa nature. Je suis A-m-o-u-r-e-u-s-e ! Et j’ai de la chance d’avoir un amour comme celui-ci. Car cette île me préserve de la vie qui va trop vite, des gens qui m’usent et du temps qui passe.

Oui, mais l’entre-saison ici, c’est aussi beaucoup de solitude. Des rues et restaurants déserts et des ouvriers à ma seule disposition. Et c’est bien pour cette raison que je viens à cette période. Dans seulement deux petites semaines, les vacances de Pâques sonneront la cloche (sans faire de jeux de mot pourri) de la saison touristique ici et tout ira crescendo. Petit à petit, l’île deviendra malgré tout, en fin de saison, une mini Ibiza.

Alors je profite de l’avoir pour moi toute seule, cette solitude, et ce n’est franchement pas pour me déplaire.

La solitude…. j’adore ! Ce qui me joue un peu des tours en tant que blogueuse. Censée être avec tout le gratin genevois et invitée à tous les événements et autres lieux animés, j’ai encore un peu de peine à me lancer dans ce moove. Autant sortir en Espagne est naturel, autant à Genève, je suis un peu refroidie par l’atmosphère disons  » privilégiée » du lieu. Je suis plutôt bars de rue, spontanéité d’une fête improvisée, « botellon », bien que cela soit illégal… Alors attention, l’abus d’alcool en communauté est hautement dangereux pour… la santé ?!. OK, perso, je trouve que l’abus de solitude pour cause de connerie est bien plus corrosive !

Pour en revenir au froid donc, maintenant que vous savez où je suis et ce que je fais…

Ce poste dédié au froid glacial qui nous a littéralement congelé l’âme et le corps pendant quelques jours à Genève et sur Paris.

Je n’ai pas hésité une seconde à profiter de ce spectacle hors du commun pour me faire shooter, par un photographe je précise, sinon je ne serai pas en train de vous écrire ou dans un état critique du moins. ! Ahahaha !

Bon, clairement, je me suis gelée le train sur ce banc gelé mais comme je le disais sur Instagram, faut bien savoir se mouiller un peu pour le style, non ?

D’ailleurs, je suis désolée de faire cet aparté mais, j’ai aussi voulu faire ce post car j’ai eu envie de me mettre en situation d’inconfort pour contrer un peu le mood de la blogueuse en peignoir dans sa chambre d’hôtel offerte.

Je n’en peux plus de ces post sur Instagram. Désolée mais, ça sert à quoi à part faire de la pub pour l’hôtel en question ! Pour moi, un blog basé sur le « style » doit proposer des idées, tout au plus les diffuser. Pour ma part, mon blog est un petit grain de riz dans le désert des blogs tels que celui de notre chère Garance Doré ou du Sartorialist. Alors notre rôle est de proposer et de montrer aux gens quelles seront les tendances à venir et comment les dégoter à moindre prix.

Pour en revenir à l’hôtel, je ne crois pas que voir semaines après semaines des blogueuses en peignoir déguster un brunch offert par l’établissement apporte quelque chose à la lectrice lambda.

Et comme je me situe plus du coté de la lectrice/consommatrice que de la blogueuse célèbre, puisque je n’en suis pas une, je me dis que ces posts… et ben, ça sert à rien ! Voilà.

Donc tout cet interminable bla-bla peut-être inutile pour dire que je porte sur ces photos un pantalon carotte à petits carreaux de pieds de poule. Un pull en cashmere (dieu merci) noir, en dessous d’un top à carreaux tout tout nouveau sortit tout droit de chez Zara.

Ce top, est bien là pour quelque chose… Il est celui qui annonce le retour d »une tendance déjà vue les saisons précédentes, « le romantisme ». OUiiiiiii, le romantisme n’est pas mort dieux merci et mazeltov !

Et avec une autre tendance remise au goût du jour et c’est une très bonne idée pour les petits gabarits comme le mien ou celui de Garanc). La Plate forme !

Et ces lunettes… les solaires œil de chat… ça claque non ?!


Debrief du look :

Lunettes solaires : Le Specs 

Pull en cashmere noir : H&M 

Pantalon : Bershka

Top à manches ballon : Zara

Chaussures : Stella Macartney

Manteau : Mango

Sac à main : Balenciaga


Espérant que cet article sera le dernier au décor hivernal et froid et que petit à petit, le temps se réchauffant à l’approche du printemps, nous verrons tenues et arrières plans moins ternes.

Je vous envoi toutes mes pensées positives et ensoleillée de là où je me trouve, même si très vite je serai à nouveau parmi vous dans les villes de Genève où j’espère apporter un temps plus clément !

A très vite mes Loulous !!

With L O V E

 

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