Boots from the block

J’aime le bitume parfois… la streetlife comme la chantait Rodriguez dans sa chanson « Streetboy« . Trainer durant des heures dans l’ambiance d’une ville qui ne dort jamais. Voyant défiler toutes sortes de gens qui évoluent au fil des heures, laissant, tard dans la nuit ou au petit matin, un sentiment d’abandon parfois. L’abandon de soi, l’abandon de la ville qui, quelques heures auparavant, semblait se tenir bien droite. Abandon des heures qui, arrivées à un certain point, ne sont plus le reflet d’aucune ambiance. Ni de jour, ni totalement de nuit, la citylife suspens parfois son vol et attend que le rythme que nous lui redonnons au petit matin, nous, travailleurs et badauds, la remette sur le droit chemin.

S’en suit alors le ballet des éboueurs qui lui rendent un peu de sa dignité et effacent les traces de nos dévergonderies nocturnes… La ville… Notre ville… Celle que nous allons chercher parfois plus extrême, plus lointaine, s’avère pourtant si toxique par moment. Ce n’est que, lorsque fatigués d’elles, à l’arrivée des vacances annuelles que nous les quittons, dégoutés et infidèles. Pestant sur elles comme sur un véritable cafard malodorant. Nous ne jurons plus alors que par le bleu de la mer, le calme et la pureté de la montagne ou la naïveté de la campagne.

Pourtant, son champ nous rappelle à elle comme le ferait le champ des sirènes. Le fameux « London Calling« … qui pourrait tout aussi bien s’appliquer à un « Paris Calling », « Geneva Calling » ou « Barcelona Calling ». Nos villes tant aimées et détestées, sales et puantes parfois, mères de tous nos vices et dont nous sommes, nous citadins, si dépendants. Nous aimons les détester et nous y promener jusqu’à l’overdose.

C’est lors d’un samedi ensoleillé et joyeux que l’appel du bitume s’est fait sentir. Je n’avais pas envie de me balader dans la nature. Je voulais un shooting urbain, tranché et net. Minimaliste et design. La tenue est donc adaptée… Noire, épurée, actuelle et ponctuée d’accessoires de caractère. Elle est aussi le reflet de nos villes, malheureusement bercées de mondialisme puisque la tenue est on ne peux plus abordable et facile.

Je porte une jupe trapèze en jean de BERSHKA, un pull en laine de H&M, un chapeau en laine de chez MANOR, une veste ZARA et des bottines, fameuses et sulfureuses bottines, ZARA avec un détail ultra tendance pour cet automne, « la perle ».

Chapeau : Manor

Jupe en jean vintage : Bershka

Pull en laine : H&M

Panier épuisette : Zara

Bottines : Zara

Veste noir : Zara

Lunettes : Ray Ban

Colliers : Rita & Zia et Avinas Genève

Merci de me lire et à très vite … ♥

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